Jérémy Fournié
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Archive du Blog

29/04/08

HOLY FIRE, ART OF THE DIGITAL AGE.

Une exposition collective d'oeuvres d'art numérique récentes créées par des artistes de renommée internationale et provenant de galeries et collections privées d’USA, Europe et Russie. En collaboration avec Art Brussels, Holy Fire est la première exposition à ne proposer que des oeuvres numériques sur le marché de l'art et collectionnables. Avec: Cory Arcangel (USA), Gazira Babeli (SL), Boredomresearch (UK), Christophe Bruno (FR), Grégory Chatonsky (FR), Miguel Chevalier (FR), Vuk Cosic (SLO), Shane Hope (USA), Jodi (BE/NL), Lab[au] (BE), Joan Leandre (SP), Olia Lialina & Dragan Espenschied (RU/DE), Golan Levin (USA), Eva and Franco Mattes aka 0100101110101101.ORG (IT), Alison Mealey (UK), Mark Napier (USA), Casey Reas (USA), Charles Sandison (UK/FI), Antoine Schmitt (FR), Yacine Sebti (BE), Alexei Shulgin & Aristarkh Chernyshev (RU), John F. Simon, Jr. (USA), Paul Slocum (USA), Wolfgang Staehle (USA), Eddo Stern (USA), Ubermorgen.com (AT), Carlo Zanni (IT).

Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial. Karl Marx

28/04/08

Simulation de la mise en couler du terrain + écran interractif

Test de la perspective anamorphosée dans l'espace

Johnny Chung Lee: Head Tracking for Desktop VR Displays using the WiiRemote

16/04/08

Schéma des differents points de vue de l'installation

10/04/08

Felice Varini in OSAKA JAPAN. Tout comme Georges Rousse c'est un artiste qui trompe l'oeil.

Georges Rousse

© Georges Rousse/ADAGP En vue d’introduire le travail de Georges Rousse, on va resituer la problématique de l’un des fondateurs de la perspective au XV siècle : Brunelleschi. Ce dernier aborde la perspective comme une illusion d’optique qui se compose d’un point de vue au travers duquel le spectateur vit une expérience visuelle. Le spectateur crée en parti cet événement puisqu’il y participe. En effet il fait le lien entre le sujet et l’objet. Ce lien est représenté par la mise en scène. L’œuvre construit sa relation au sujet et pose un mode de conception du monde. En outre le trompe l’œil questionne son propre fonctionnement car il ne se réfère qu’à lui même . C’ est un effet de présence, une tension vers le corps du sujet. Comme Brunelleschi, Georges Rousse expérimente notre perception. Dans ses oeuvres, il reprend, les procédés de la perspective de la renaissance italienne mais il inverse le processus de Brunelleschi. En effet à l’époque de la renaissance, on cherche à construire l’illusion perspectivisite sur une surface plane. Georges Rousse, lui, crée une illusion d’un aplat sur un support tridimensionnel et parfois même il recrée sur cette surface plane, un espace tridimensionnel à l’intérieur de l’espace in situ. Ce qui produit une architecture utopique dans une architecture réelle. cette nouvelle réflexion de l’espace interroge notre mode de perception représentatif . Depuis les années 80 Georges Rousse investit des lieux désaffectés ou patrimoniaux. Il utilise l’architecture de ces bâtiments comme matériau. Le but étant de transformer physiquement l’espace de l’architecture. Ces interventions se caractérisent par des aplats de couleurs à même l’architecture, de manière à ce qu’une image plane apparaisse selon un point de vue unique. L’image plane apparaissant au premier plan (devant l’architecture) est la résultante de motifs peints sur les murs, les poutres, les plafonds et les sols. Cette image est donc fictive puisqu’elle apparaît en deux dimension (ou trois dimension selon les projets) alors que dans la réalité elle est peinte sur les surfaces de l’architecture. Cette image en perspective n’a de sens que d’un point de vue unique. En dehors de ce point de vue tous les aplats qui la constituent ne produise plus une forme homogène. Le spectateur comprend alors le cheminement de la pensée de l’artiste et il prend conscience de la supercherie. La méthodologie de Georges Rousse, s’effectue dans un premier temps par le choix d’une des pièces d’un bâtiment en fonction de différents critères pertinent. Dans un deuxième temps, il imagine une configuration utopique bidimensionnelle ou tridimensionnelle en rapport à l’architecture existante. Ensuite, les entrées de lumière sont obturées. Il met a un point choisi, un projecteur qui projette une figure plate sur l’architecture. C’est alors, munit d’une craie, il procède à la mise en œuvre de ces formes. il les trace et les peint sur le support architectural. Une fois l’installation achevée, le projecteur est remplacé au même point par une chambre technique. En faisant intervenir le médium de la photographie il ajoute une nouvelle difficulté. En effet la photographie est une retranscription en 2D, d’ un espace 3D. Ce qui a pour conséquence d’aplatir l’espace tridimensionnelle. En présentant son travail au public au travers de photographies, l’artiste ne laisse plus au spectateur la possibilité de vivre in situ l’installation. Il n’y a plus de niveau de comparaison spatiale . Avec la photographie le spectateur a l’impression d’une superposition d’images, ou encore que l’élément tridimensionnel se détache entièrement de l’élément bidimensionnel alors qu’il ne font q’un. Ces deux espaces, (réel et utopique) provoquent une tension spatiale paradoxale, un sentiment d’étrangeté, de doute, voire d’impossibilité. Cet effet de tension est généré par un problème de perception que le spectateur de part sa conscience vigilante ne peut s’empêcher de résoudre. Cette énigme se résoudra uniquement lorsqu’on se focalisera sur un détail de l ‘image. Dans cette quête de solution , cette tension nous maintient en état de ‘crise véridictoire’ entre le décidable et l’indécidable. L’expérience esthétique se complète avec le désir de se déjouer de cette image perfide pour encore mieux y adhérer . ‘ nous avons beau savoir que cette image est une construction, nous ne pouvons nous empêcher d’y adhérer émotivement corporellement, comme à une vérité.’ La problématique de l’artiste se situe à différents niveaux qui sont à chaque fois liés. Les problèmes perceptifs et cognitifs que tend à démontrer son œuvre amènent à une réflexion sur le concept d’espace et sur des questions identitaires. Ces questions abordent : le rapport de l’artiste à l’œuvre tridimensionnelle et celle du spectateur face à l’œuvre. Lors de la réalisation d’une oeuvre Georges Rousse est confronté physiquement à l’architecture réelle, il ressent l’espace et se mesure à lui, le métamorphose visuellement petit à petit pour pouvoir y produire son œuvre. ‘Je veux partager avec le public une expérience de l’espace’ Depuis une petite dizaine d’années les spectateurs peuvent accéder aux dispositifs qui sous-tendent les œuvres, ce qui est nouveau dans l’approche d u travail de l’artiste. La finalité de son travail n’est plus seulement une photographie mais aussi une installation. La visée de son intérêt plastique peut être erronée car étant donné l’essor de la technologie, ses photographies peuvent se lire et s’interpréter comme de simple copier–coller d’un photomontage numérique. Il entend par expérience de l’espace pour les spectateurs comme d’ ‘éprouver eux mêmes les lieux, plongé dans l’expérience d’un corps à corps (…)Ici, s’apercevoir de l’imbrication de deux espaces distincts celui de l’architecture et celui où l’on avance autour d’un vide central qui touche littéralement le visiteur parce qu’il s’ouvre aussi sur le sol où il marche’ Georges Rousse souhaite que les spectateurs ‘éprouvent dans leur corps la transformation du lieu, avec la sensation physique de la couleur (…) comme en étant dans le tableau finalement.’ Pour conclure Georges Rousse pose des problématiques plastiques visant à agencer le bidimensionnel et tridimensionnel dans un même espace, ce qui amènent à une remise en question des supports traditionnel et une nouvelle intelligibilité de notre perception. Jocelyne Lupien, Identités Narratives, mémoire et perception,Pierre Ouellet,Ed ; les presses de l’université Laval Serge Tisseron, Identités narratives, mémoire et perception, édition les Presses de L’université Laval, Québec, 2002, p 244 Arles-Georges Rousse- Ed.Broché Arles-Georges Rousse-Ed.Broché Arles-Georges Rousse-Ed.Broché Estelle Jozwicki & Jérémy Fournié © Georges Rousse/ADAGP

09/04/08

Matadero de Georges Rousse

Réalisation d'une oeuvre de Georges Rousse. Reprendre sa technique de travail pour réaliser mon instaal

Croquis 1 pour l'installation

Test image pour immersion du sujet dans l'install

08/04/08

Réflexion pour le processus d'installation de Remote control

01/04/08

Prémière esquisse de la mise en forme du site web pou le mémoire